L’anorexie : Un trouble du comportement alimentaire TCA

Le contrôle alimentaire devient la métaphore du contrôle de sa vie et de sa réussite

Ce symptôme se manifeste comme un contrôle de l’alimentation qui peut démarrer par un régime.

Les restrictions alimentaires augmentent au fil du temps jusqu’à une alimentation qui peut se limiter à une pomme et un yaourt par jour.

La pratique d’une activité physique en excès et une addiction au travail et ou au sport font aussi partie du tableau clinique.

L’apologie de la minceur avec une prolifération des publicités et des vidéos encourageant à maigrir, soit ont un intérêt puisque la surcharge pondérale est aussi une question de santé publique mais n’est ce pas la porte d’entrée pour certaines personnes atteintes de dysmorphophobie dans un processus anorexigène ?

Le phénomène en chiffre :

* De plus en plus de femmes et d’hommes sont victimes de ce symptôme.

On estime actuellement en France qu’il toucherait 1 % de la population dont 90 % de femmes et 10 % d’hommes.

Le nombre de nouveaux cas estimé à 10000 augmente ces dernières années et notamment depuis la crise du Covid.

Les statistiques actuelles sont sûrement sous estimées.

En effet reconnaître que l’on souffre d’anorexie n’est pas toujours évident et sans prise de conscience, les personnes en souffrant ne consultent pas pour se faire accompagner vers un processus de changement.

Constat :

*Auparavant ce symptôme se manifestait au moment de l’adolescence

* Aujourd’hui, ce trouble affecte des personnes de plus en plus jeunes de 10 à 12 ans ce qui aggrave le pronostic car c’est le moment critique du développement physique et psychologique.

* Et on parle peu des femmes « matures » qui présentent ce symptôme après une rupture affective

Le taux de mortalité est parmi le plus élevé concernant les maladies psychiatriques soit 5 à 10 %

Les causes :

* les arrêts cardiaques

* par défaillance des organes

* par suicide qui représente 20 à 25 % des personnes

Face à ce fléau, on a multiplié les unités de soins spécifiques spécifiques en proposant une prise en charge pluridisciplinaire associant :

* un suivi médical

* un suivi psychiatrique

* un suivi nutritionnel

* des protocoles psychothérapeutiques

La Maison de Solène crée par le Professeur Ruffo à Marseille grâce au soutien de Madame Bernadette Chirac est à ce jour un modèle qui a donné lieu à d’autres centres d’accueil en France.

Il existe d’autres structures

* l’hôpital de jour

* les consultations ambulatoires

Si tout au fait pour tenter d’accompagner au mieux les personnes souffrantes de cette pathologie, la prise en charge se limite la plupart du temps à la personne présentant ce symptôme.

Hors le symptôme n’est que la partie immergée de l’iceberg.

Une thérapie individuelle centrée solutions associée à une thérapie familiale me semble être la prise en charge la plus pertinente.