Comment accompagner des patients ayant perdu un être cher : un enfant, un mari, un être aimé… ?
Il a fallu attendre la fin des années 60 pour qu’une clinicienne propose une théorie psychologique sur le deuil et ses différentes étapes Madame Élisabeth Kübler Ross
Un praticien qui ne connaît pas les différentes étapes normales du processus de deuil est en incapacité d’accompagner une personne qui inévitablement souffre.
Souffrir quand on perd une personne qui a beaucoup compté pour nous est normal et toujours vécu comme un drame qui laissera une trace a tout jamais.
Si pour certaines d’entre elles, c’est comme si la vie s’arrêtait, d’autres trouvent l’énergie nécessaire pour gérer l’absence et le manque.
Elles se découvrent des ressources insoupçonnées pour surmonter cette épreuve.
Les spécialistes du deuil dont Madame Kübler Ross est la pionnière ont identifié différentes phases normales face à une perte.
Ils ont mis en évidence cinq à sept phases selon les experts du deuil par laquelle il faut passer et identifier pour pouvoir accepter l’insupportablement
La première phase :
* Le choc et le déni
Le choc déclenche un état de sidération qui se manifeste par une période d’insensibilité émotionnelle.
Ce mécanisme mis en place par notre cerveau est un processus de protection.
En même temps le choc conduit à un autre mécanisme de défense : le déni « ce n’est pas vrai » « ce n’est pas possible »…
La deuxième phase :
*La colère et le marchandage
Le retour des émotions dont la colère.
Elle peut prendre deux formes :
* on peut la retourner contre soi « c’est de ma faute » ou contre les autres « ils m’ont rien fait pour le sauver ».
La colère s’associe souvent d’un sentiment d’injustice ou d’impuissance ;
C’est la première étape du processus de résilience pour continuer à vivre avec cette perte.
La troisième phase
* La tristesse et la dépression
Le sentiment de tristesse est exacerbée avec une réminiscence des souvenirs, des flashs-, des passages du rire aux larmes…
La perte engendre un état ponctuel de dépression avec une diminution de l’élan vital, des cauchemars, des troubles du sommeil et des troubles des conduites alimentaires.
Certaines personnes consultent leur médecin généraliste afin de prendre un traitement d’anti-dépresseur ou d’anxiolytique si ces symptômes normaux désorganisent leur vie, notamment leur travail.
La quatrième phase :
* La résignation :
C’est le chemin vers l’acceptation de la disparition de l’être aimé
La cinquième phase
* L’acceptation et la reconstruction
Avec le temps, l’endeuillé a peu à peu une vision objective de la situation ce qui lui permet peu à peu de reprendre le cours de sa vie là ou les choses se sont arrêté.
Pour accompagner un patient il faut avoir développé une véritable empathie autorisant le ou la patiente a traverser ses différentes phases.
L ‘autoriser à exprimer ses émotions de colère, de sentiment d’abandon, de tristesse dans un espace sécure et de lui proposer des stratégies spécifiques pour apprendre à faire sans.
L’aider à mobiliser ses ressources pour dépasser cette épreuve.
